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 prépare ta pêche mon gars

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MessageSujet: prépare ta pêche mon gars   prépare ta pêche mon gars EmptyMar 07 Aoû 2007, 09:01

salut les amis,
me voilà de retour en forme après avoir chassé l'ours blanc dans le sud de la bretagne au début du mois de juillet Laughing
je voulais vous faire partager un petit écrit que j'ai commis cet hivers dans notre feuille de choux de la section pêche du CSAD de saumur mais qui est d'actualité car grâce à ce travail nous avons un bien meilleur rendement de pêche du fait que les poissons ne se tiennent plus trop proche de la berge de l'île que nous avons pris en charge à l'automne...
@ bientôt


UNE ILE …

Une île entre le ciel et l’eau,
Une île sans âmes ni bateaux,
Sauvage, sans espoir de voyage,
Tranquille sans risque de naufrage,
Une île, mon île, cette île c’est toi…

Voilà ce que fredonnaient avec plus ou moins de talent Jean Luc, France et votre serviteur en ce début d’après midi du vendredi 17 novembre 2006.

Deux vendredi en amont de cette action, plusieurs membres de la section pêche c’était déjà retrouvé afin de refaire une petite beauté à ce lieu privilégié qu’est le lac de Rou Marson.

Ce lac fait l’objet d’une convention entre cette commune et la section pêche du CSAD de Saumur depuis le printemps 2006. Cette convention précise que nous devons effectuer trois demi-journées d’entretien du site en contre partie de tarifs préférentiels. Comme cette part de la convention n’était pas encore honorée, nous avons retroussé les manches et avons mené une grosse action d’entretien et de nettoyage des abords immédiats du lac. Trois vendredi ont été nécessaire à ce nettoyage. Il faut dire qu’il y avait de quoi faire…

Durant cette intervention, une idée saugrenue s’est mise à germer dans mon esprit. L’île située au milieu du lac serait bien plus belle si quelqu’un s’en occupait. Ce doit être le côté pervers du soldat ayant trop longtemps côtoyé les coiffeurs militaires qui a vu là une bonne occasion d’effectuer une coupe bien dégagée.
L’idée était née et très vite relayée par tous. J’ai effectivement remarqué que le travail effectué autour du lac était devenu une sorte de moteur. La simple vue du changement de physionomie des lieux donnait envie d’aller plus en avant dans l’amélioration de la contrée.
Rendez-vous était donc pris pour cette action d’envergure qui, d’après une estimation personnelle devait durer deux après midi, tout au plus.


Nous voilà donc en cette après midi grise et ventée de mi novembre à embarquer avec armes et bagages prêt à passer à l’assaut de cette parcelle de terrain vierge et inhospitalière.
Tronçonneuse, coupe coupe, hachettes, débroussailleuse, « que du gros » comme disent les djeun’s.
La première réflexion concerne la manière d’aborder l’obstacle car la végétation est très dense et les ronces ont peu à peu envahi les lieux. Après un rapide point de situation, il est décidé d’aborder l’île par le côté Est. Un point d’attaque est validé et nous accédons à la mini plage souhaitée. Un saut rapide, la barque est amarrée et déjà France fait vrombir sa tronçonneuse. Petit à petit nous prenons pied sur ce lopin de terre. Dix minutes après le débarquement je me rends compte que ce n’est sûrement pas en deux après midi que nous arriverons à bout de cette tâche. Pendant trois heures et demi nous coupons, brisons, ratissons, tronçonnons, rotofilons pour en arriver à un travail qui paraît bien maigre au regard de l’ampleur des travaux. Fatigués et quelque peu dépités, nous regagnons l’autre rive non sans faire un tour de l’île en barque, ce qui deviendra une tradition à la fin de chaque chantier. L’embarcation sortie de l’eau et le matériel rangé, un rapide coup d’œil confirme qu’il faudra du temps et du monde pour venir à bout de cette tâche.

Une semaine plus tard nous sommes quatre à prendre d’assaut ce lopin de terre. Nous rejoignons France qui, arrivé à 11h00 en a profité pour se donner à son passe temps favori (après la pêche) : tronçonner. Il a fini de nettoyer autour des tables en place et d’élaguer pour que celles-ci puissent servir sans encombre et que l’on puisse en profiter pleinement dès l’ouverture prochaine. Il est 13h00 quand nous posons ce jour là le pied sur l’île. Le matériel débarqué, les appareils thermiques bourdonnent, manœuvrés par des gens motivés et prêts à en découdre avec les ronciers. Le travail avance beaucoup plus vite que la semaine précédente et nous gagnons petit à petit sur la végétation. Un peu plus tard c’est par un prompt renfort que nous besognons à six sur cette terre de conquête. Le travail est dantesque et, des deux feux allumés, montent des flammes de plusieurs mètres de haut. Ils sont alimentés par des mètres cubes de ronces et de petit bois qui avaient jusqu’alors colonisé l’île. La fumée est dense et c’est là une belle preuve concrète du travail qui s’accompli. Trop vite à mon goût le jour baisse et il faut déjà faire marche arrière et rejoindre le continent. C’est en me retournant vers l’île encore fumante que j’ai soudain un pincement au coeur. Quelle magnifique surprise de voir, enfin, et de façon tangible le travail réalisé. Comme dirait l’ami Lilian, « on a pas amusé le terrain là !!». Une bonne partie de l’île est rasée de près. Il ne reste que ça et là quelques arbres qui ont trouvé grâce aux yeux de France surnommé pour l’occasion « massacre à la tronçonneuse ». C’est donc très fatigué mais heureux du travail réalisé que je tourne la clef de la serrure du portail d’accès au plan d’eau, empli de la satisfaction légitime du devoir effectué accompli.

La semaine d’après c’est campo comme disent les anciens. En plus il fait mauvais, il pleut même et les efforts consentis ont marqué les corps et les esprits.

Mais le temps passe et les vacances de noël approchent. Il faut terminer coûte que coûte.
Rendez-vous est pris pour le vendredi suivant dès le matin. Il faut attaquer de bonne heure pour avoir une chance de terminer cette fois, jour de congé à l’appui. La météo n’est pas encore de la partie. Je ne sais pas si vous vous souvenez de la tempête de mi décembre. Et bien nous étions deux pègreuleux, bonnet sur les oreilles, gantés et couverts comme en Sibérie pour encore une fois défier mère nature. C’est vers 9h00 que je récupère Michel devant chez lui par cette matinée de grand vent. Heureusement il ne pleut pas ! La barque, attelée à la voiture fait de beaux écarts sur la route et, prudemment, nous rejoignons les bords du lac. Il en faut plus pour nous arrêter car quand deux têtes en bois décident de faire quelque chose, peu d’évènements même météo peuvent venir entamer leur motivation.
Le matériel est chargé dans le frêle esquif, j’espère pour la dernière fois, qui tangue déjà sous les rafales et les vagues du lac. Bon n’exagérons rien non plus, nous ne sommes pas sur l’océan à quelques miles de la côte bretonne, mais bon, c’est pour vous dire que ça soufflait vraiment.
Arrivé sur l’île l’impératif est de remettre les feux en route pour terminer le travail déjà effectué. Avec le vent qui attise les flammes, il ne faut que deux heures pour venir à bout de 90% des branches et ronces déjà coupées. C’est donc vers 11h30 que nous entamons la partie la plus dure de ce labeur: le fond de l’île. La végétation y est très dense, humide et les ronces montent à plus de deux mètres de haut, aidée par les arbres qui souffrent de se faire « cannibaliser » par cet écornifleur. Vers midi France nous rejoint, tout étonné de notre persévérance et trouve là une occasion de sublimer une motivation déjà au taquet (toujours référence au verbiage djeun’s).
Il se prend alors pour une troupe d’assaut du génie et son passé de jeune légionnaire refait surface. Il se saisit de sa tronçonneuse et fait feu de tout bois. Il coupe, recoupe et coupe encore. Puis c’est l’ami Frédo qui arrive ainsi que manu dit « le gondolier ». Nous voilà bientôt assez pour avancer comme des fourmis. Des images du film de « la Marabounta » me reviennent alors en mémoire. Nous coupons encore, brûlons, ratissons encore et encore. Tout y passe, épineux, ronces, roseaux et arbres en très mauvais état. Petit à petit le bout de l’île apparaît puis se fait plus précis et enfin se dévoile intégralement, sans pudeurs devant nos yeux émerveillés.
C’est fini !!
Viens alors un drôle de sentiment. Un peu comme ce que l’on peu ressentir à la fin des vacances. C’est fini ! chacun y va de son dernier coup de râteau, de sa dernière brassée de roseaux mise au feu, de son dernier paquet de branches mortes, de ses derniers morceaux de branches entreposés « à la bûcheron », comme pour montrer que nous ne sommes pas des sauvages…

Encore une fois il faut partir, cette fois à regret. Ce départ est difficile car nous nous sommes attaché à cette friche. Déjà certain y voient des lapins, des cochons d’inde ou un parterre de fleurs à faire pâlir de jalousie le plus aguerrit des jardiniers.
Un dernier tour de cet îlot qui semble moins imposant qu’auparavant mais qui, de l’avis de tous, prolonge par sa nature dépouillée la perspective de profondeur offerte par le site.
Le matériel est rangé depuis un bon moment quand nous décidons enfin de partir. Ce n’est pas moi qui ferme le portail ce soir, mais ce n’est pas bine grave car j’en ai pris plein les yeux et c’est avec la banane (comme disent les djeun’s) que je rentre à la maison.
Je range et nettoie le matériel en écoutant distraitement la radio et je suis attiré par une chanson qui passe, une bien belle chanson de serge lama qui parle d’une île…
Là je ne peux rien dire sur les djeun’s car ils n’écoutent certainement pas la même station que moi !

Voilà donc l’histoire de quelques pêcheurs ou non, membres du club sportif de la Défense de la garnison de Saumur Fontevraud pour qui la passion du monde halieutique passe par un apprentissage de coupe et de bûcheronnage.

@ Bientôt pour de nouvelles aventures.
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Le Grand blanc


Le Grand blanc


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MessageSujet: Re: prépare ta pêche mon gars   prépare ta pêche mon gars EmptyMar 07 Aoû 2007, 09:38

Un grand plaisir à lire cette histoire sunny

Deux à trois photos pour illustrer cet article aurrai été plus que sympa domage Wink

Grand bravo pour cette facilté à écrire et à nous captiver :flower:

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